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Le matin pointe à peine dans le teint de réglisse
Elle, elle s’attire à moi, s’étire et se contraint
Elle porte la lumière dans les ombres qui glissent
Et s’imprime à mon corps aux rondeurs de ses seins
J’apprivoise les boucles de ses cheveux dorées
Libère le velours de sa nuque opaline
Elle m’offre les pétales des baisers parfumés
L’aurore l’habille d’un voile aux couleurs d’ocre fine
Je dispute son réveil aux liens souples des rêves
Elle embrasse mes cils et inspire ma peau
J’invente les exils quand je tutoie ses lèvres
Elle se niche en mon cœur comme un fragile oiseau
Se lève un nouveau jour
Aux murmures de l’amour
cartouche
le 16 février 2007
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Ne me demande pas de décrocher la lune …
Laisse moi te montrer les rayons de son or, Son disque de Lumière couché au creux des champs; Je te la peindrai rousse quand il gèle au dehors. T'emmènerai au lac voir ses reflets d'argent.
Ne me demande pas de t’écrire des chansons …
Je cueillerai tes sourires pour en faire des sautoirs. A ton ventre et tes seins, chanterai les trésors; Dans mes mains, porterai les braises de ton regard. Et te dirai les rêves dans les plis de ton corps.
Ne me demande pas de consoler tes larmes …
J'échangerai le sel aux sources de tes pleurs, Ouvrirai comme refuge l'enceinte de mes bras, T'offrirai mes caresses pour apaiser tes peurs Et soufflerai les mots que ton cœur entendra.
Ne me demande pas de t’aimer toujours …
Je laisserai l’amour nous guider au hasard, J’égrainerai la Vie par le grain de ta peau; Je souffrirai l’absence à chacun des départs Puis brûlerai l’amour en passion à nouveau.
Mais ton cœur, encore, se noie dans les sanglots …
Viens … Que j'arrache la Lune et décroche les étoiles, Que je chante mes vers et murmure des poèmes; Que j’embrasse tes yeux comme de soyeux pétales. Et puis fasse rimer « Toujours » avec « Je t’aime » …
cartouche
le 09 mai 2005
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L’écume des nuages coule sur l’horizon En ourlant de dentelles les robes du crépuscule. Elle glisse dans les ombres et rase les maisons; Et ne prête attention au monde qui gesticule.
Poison lune, Etoile amère, Elle est Garou …
Les sages quittent les chaussées. Les plages sous les pavés. Loup de mer et corsaires; les poètes et les fous… Toutes les âmes fières se donnent un rendez-vous.
Poison lune, Etoile amère, Elle est Garou …
Les fleuves sont faits de pluies, de larmes et d’amertume. Elle marche sur les quais, longe les coques appontées. Elle hume les effluves de leurs ventres gonflés, Ecoute les bateaux, leurs voyages de fortune.
Poison lune, Etoile amère, Elle est Garou …
Elle rêve d’océan, de cabanes dans les dunes, De pieds nus dans les vagues, de grands voiles et de hunes, Des baisers dans le sable, de sel sur les paupières. Brise Marine ! Elle frissonne ! et s’étiole ... de Mer!
Poisson Lune, mal de terre, Hurle petit loup !!
le 26 avril 2005
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Consolation du paludier
Comme un bain dans l’amer
Bercé de vagues à l’âme
De tes yeux se libère
Le chaud roulis des larmes
Dans un sillage d’étoiles
Dans un sanglot de fièvre
Un vaisseau de cristal
Tire un cap à tes lèvres
Au terme du voyage
De ces courses salines
La douceur des plages
De ta bouche carmine
Au delta des baisers
Lagunent les tristesses
J’irai y ramasser
Les dons de ta détresse
Je goutterai les gemmes
Et paierai la gabelle :
En bouquets de « je t’aime »
Piqués de fleurs de sel
©artouche
le 10 avril 2007
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Offrez-vous

illustration wonderjane
Offrez-moi des bouquets que cueilleront vos doigts
Et cueillez-moi aussi pour enivrer vos joies
Offrez-moi vos pensées, offrez-moi vos repos
Offrez-moi votre cœur, que j’y place l’amour à l’abri des chaos
Offrez-moi une peau pour reposer mes mains
Pour y poser : Baisers, offrez-moi votre sein
Offrez-moi les matins bercés aux chants des merles
Et je décorerai vos nuits aux nacres de la perle
Offrez-moi la lune, décrochez moi la rosée
Offrez-moi le soleil et les pluies colorées
Offrez-moi d’être aimé et que jamais le temps en change les éclats
Offrez- moi des poèmes et offrez-moi les mots que je ne connais pas
Offrez-moi vos réponses ainsi que vos questions
Offrez-moi une place auprès de votre nom
©artouche
le 19 février 2007
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Jour d'inventaire
Je rentre le premier dans ce jour d’inventaire. Ma main berce les vagues de ton souffle endormi. Le matin se réveille sur un anniversaire Qui déballe un à un les cadeaux d’une union.
La douceur d’une fièvre de ta bouche délicate, Serments d’amour muets par tes baisers servis ; Mes lèvres sur tes lèvres en noces écarlates, De ton cou à ton coeur, de ta paume à ton front.
Aux boucles des cheveux je négocie les rêves ; J’embrasse ; je commémore ; te fais cérémonie. J’épouse la maîtresse, tu me pousse et m’élève. Tu me fais chair de poule et je te fais passion.
Le matin que s éveille sur un anniversaire Tendresses qui s’inventent sur les cent ans d’un « Oui ». Un soleil rond et clair dans la fraîcheur de l’air Et s’il vient à manquer j’accueillerai tes frissons.
©artouche
le 08 septembre 2008
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Une brise de menthe
L’astre est haut, l’air limpide et si chaud ; Tu es nue, tu es blanche ; nul soleil ne brûlera ta peau. Rien ne bouge, le monde dort ; Je te veille et me tords.
L’eau du bassin envoie ses reflets de cristal, Une rose y voyage par ses bateaux pétales. Tu es nue, chasseresse, flèches d’or au carquois ; Une brise de menthe chahute les feuilles de mes doigts.
Je me dresse, te désire, me penche à ton épaule. Ma sève devient miel quand par hasard je frôle Le galbe de ton sein ou une hanche fine ; Je sais te protéger, m’étire et puis m’incline.
Tu es ma tendre Amie, tu es mon seul repaire, Fidèle et amoureuse tu m’offres en plein hiver Ta vibrante beauté, la même nudité ; Accepte sans dégoût mon spectre décharné.
Un insecte bourdonne emportant le pollen ; La lumière d’été s’étire sur tes veines. Canicule assassine voit mes caresses sombres Déployées sur ton corps, te couvrant de mon ombre.
Tu es nue belle et blanche, Tu es statue brûlante ; Je suis écorce et branches Une ramure tremblante.
Dans un square, une allée Et une statue de marbre ; Dans la brise de juillet Le murmure d’un arbre.
« Je t’aime depuis longtemps… Je t’aime depuis cent ans… »
©artouche
le 16 mai 2005
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Le bain de soleil
En échange des promesses délicates des ambres
Tu donnes à l’astre chaud les secrets de ta peau
Innocente des pactes que j’ai avec les ombres
Tu ménages mes sens d’inutiles maillots
Caresse du soleil n’a rien de raisonnable
Elle dévoile les courbes des froides impudeurs
En images infinies éclaboussant le sable
Me livre les esquisses d’enivrantes rondeurs
Je dresse mes desseins aux frontières des lumières
De chaque éclat de quartz qui paillette tes soies
Et ce reflet de toi m’invite sans mystère
Au plaisir des mélanges d’un théâtre chinois
©artouche
le 16 avril 2007
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L’amour a les couleurs que tes baisers inventent
Rouges :
La muleta qui danse cruelle et séductrice
Le cri de la révolte, la fièvre destructrice
La passion, le désir, le corail, le rubis
Les coquelicots sauvages qui aux blés se marient
Les rayons du soleil sous mes paupières closes
Les baisers de la nuit sur ma bouche qui se posent
Bleus :
L’ombre et l’acier, la perle et le saphir
Le ciel bleu de l’été, l’attente et le plaisir
Les sources de l’hiver, « l’effleur » de tes caresses
Les pages lues à deux, la naïve tendresse
Le temps passé à rien, les licornes et chimères
Les chansons de l’enfance, et les baisers de mère
Verts :
Les reflets d’océan, la menthe du jardin
Cette mélancolie douce, le silence, les parfums
La vraie fraternité, l’émeraude et la jeunesse
Les pique-niques en vélo, ta présence et l’ivresse
Les ronds sur les genoux et les parties de billes
Les siestes sous les arbres, les baisers qu’on grapille
Jaunes :
L’ambre clair, le cuivre, le soleil de juillet
La richesse, le miel et les citrons pressés
Les cache-cache, les rires, les tambours, les trompettes
La chaleur des ocres, la poudre d’escampette
Le voile de tes cheveux qui se penche sur moi
Le baiser du matin qui m’accompagnera
L’amour a les couleurs que tes baisers inventent
©artouche
le 10 avril 2007
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Mords moi !
Love-moi ! Rappelle moi encore ce que je suis vraiment. Fais revivre à mes veines le pourpre du sang.
Dis-moi ! J’écouterai les mots de ta bouche carmine, Et me glisserai souple dans tes courbes félines.
Toi : Chat , Moi : Proie. Embrasse moi, donne moi le La.
Foudroie-moi, montre ta rage. Fais résonner les corps qui se meurent d’être sages.
Aime moi Marque de tes dents ton désir sur ma peau.
Mords moi ! Mais pas trop
©artouche
le 03 juillet 2008
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La route de la soie
La vapeur des encens en voile d’étamine
Suit les rêves Turquoises de douceurs Byzantines.
La pomme se mêle au thé en breuvages brûlants
Embaumant les heures chaudes des patios d’orient.
La caresse de l’air, la brise coule doucement
Fait tinter à tes hanches les pampilles d’argents
Sous les dômes cuivrés où le soleil s’égare,
Aux miroirs des bassins, l’eau murmure un départ.
J’initie mon voyage..
Cavalcades effrénées j’avale les limites
Sous les plaines de bronze un cœur qui palpite
Je dévore les obstacles et je gravi les dunes.
Je défi le midi et pacte avec la lune
Je flâne aux creux des gorges pour cueillir les frissons
J’apprends le goût des fruits, les parfums et les sons
Glisse au ventre du monde, me baigne à tous les lacs
Un bonheur que l’on chine pour l’éclat de sa laque
Et je refais du doigt la route de la soie.
©artouche
le 23 octobre 2007
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J’aime à chercher vos pas au jardin botanique,
Deviner vos parfums aux saveurs exotiques,
Reconnaitre les ors de votre peau si fine,
Les dômes de l’orient sous la chaude soie de Chine.
J’aime à toucher des doigts les marbres patinés
Vibrant des symphonies des opéras passés.
J’imagine vos danses dans vos autres ailleurs,
L’indulgence complice offerte aux rêveurs.
Je vous réponds encore en vers imaginaires
Et vous portez pour moi les bijoux de Baudelaire,
L’addiction de mes songes au fil délirant
Séparés par les lieux, séparés par les temps.
Etes-vous muse ou spectre ? Etes-vous essence elfique ?
La grâce des étreintes en nudité pudique
J’aime à chercher votre ombre au delà des tonnelles,
Relire dans vos gestes les murmures sensuels.
J’aime à me réveiller aux frontières de vos seins Quand le soleil nous trouve enlacés au matin
©artouche
le 22 novembre 2006
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Aux lumières de l'été
Je te ferai danser au duvet des nuages.
Les pieds nus sur les vents à effleurer les toits.
J’habillerai de musique les plis de ton corsage,
Enveloppée d'ivresse aux accords de tes joies.
Nous irons nous baigner aux reflets du soleil
Et j’huilerai ta peau des esprits de l’argent.
Je glisserai les mots d’amour à ton oreille
Et cueillerai la folie sur les vagues des champs.
J’accueillerai ton sommeil au creusé de mes rêves.
Bâtissant notre nid des parfums de l’été,
J’inventerai les couleurs des baisers de tes lèvres
Unis dans les draps fins de lumière tissés.
©artouche
Le 21 juin 2006
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Chtt !
Récupérer aux perles l’audace de leurs eaux,
A la soie ta douceur, à l’or ton éclat.
Interdire les ambres qui s’empruntent à ta peau,
Et bannir mes mots qui ne parlent que de toi !
©artouche
le 07 Août 2007
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J’aimerais m’asseoir encore dans un coin de nature Nous aurions étendu sur l’herbe une couverture Et tu t’y allongerais
J’écouterais, paupières closes les trilles mélodiques Me laisserais envelopper des vapeurs d’angélique Là tu t’endormirais
Je goûterais le piment des sèves de l’orpin Et croquerais les graines tirées des pommes de pin Sans doute, tu rêverais
Des corolles de pavots, des poupées, nous ferions Tu ferais des couronnes des fleurs de liserons Tu me donnerais ton rire
Goûterions à la source, la douce fraîcheur de l’eau Je choisirais des pierres comme je choisis les mots Pour faire des ricochets
Nous irions par les dunes jusqu’au bord du rivage Écouter dans les vagues rouler les coquillages Et nous ferions la course
Épuiserions nos souffles dans des courses effrénées Et je prendrais ta main. Alors, nous rentrerions nus pieds Tu chercherais mes lèvres ............................ Nous prendrions la plume pour écrire ces instants Pour dire à nos enfants qu’il y avait un temps
Où tout cela existait
©artouche
le 28 mars 2007
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Elle est de celles qui font croire aux légendes, Elle est des Elfes, des Fées ou du peuple des Landes, Elle dort sous l' Aubépine, les mésanges veillent sur elle Pour l' amour d' un homme, elle a donné ses ailes.
Le parfum d'une fleur... La saveur de la pomme...
Il y a mille ans déjà que je dors dans ses bras, Elle est de pluie, de vent, le soleil sur les toits ; Elle m'offre ses sourires, la fraîcheur de ses yeux, Elle est de mousse et d'Ambre, le plus beau de mes vœux !
Fragilité du givre... Source vive...
De ma main sur son cœur à son sein qui frémit, Aux notes dans ma tête mélangées et sans bruit, Accord à corps, j’exagère de ses sens De sa bouche le sel, de sa peau les essences.
Horizon de cristal... Rêve musical...
Nous échangeons les rôles, de l’archer, du violon, Je l’aime muettement, ces mots n’ont pas de son. J’ai appris son langage : de soies qui se répondent. Elle invente ma vie et remodèle un monde.
Je l’aime ... Simplement
©artouche
le 03 mai 2005
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