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   Elle embrasse mes cils  1 commentaire
[30/11/2008 7:32]

Elle embrasse mes cils

 

 

Le matin pointe à peine dans le teint de réglisse

Elle, elle s’attire à moi, s’étire et se contraint

Elle porte la lumière dans les ombres qui glissent

Et s’imprime à mon corps aux rondeurs de ses seins

 

J’apprivoise les boucles de ses cheveux dorées

Libère le velours de sa nuque opaline

Elle m’offre les pétales des baisers parfumés

L’aurore l’habille d’un voile aux couleurs d’ocre fine

 

Je dispute son réveil aux liens souples des rêves

Elle embrasse mes cils et inspire ma peau

J’invente les exils quand je tutoie ses lèvres

Elle se niche en mon cœur comme un fragile oiseau

 

Se lève un nouveau jour

Aux murmures de l’amour

 

 

cartouche

le 16  février 2007





   Je cueillerai tes sourires  0 commentaire
[08/11/2008 17:38]

Je cueillerai tes sourires

 

Ne me demande pas de décrocher la lune …

Laisse moi te montrer les rayons de son or,
Son disque de Lumière couché au creux des champs;
Je te la peindrai rousse quand il gèle au dehors.
T'emmènerai au lac voir ses reflets d'argent.

Ne me demande pas de t’écrire des chansons …

Je cueillerai tes sourires pour en faire des sautoirs.
A ton ventre et tes seins, chanterai les trésors;
Dans mes mains, porterai les braises de ton regard.
Et te dirai les rêves dans les plis de ton corps.

Ne me demande pas de consoler tes larmes …

J'échangerai le sel aux sources de tes pleurs,
Ouvrirai comme refuge l'enceinte de mes bras,
T'offrirai mes caresses pour apaiser tes peurs
Et soufflerai les mots que ton cœur entendra.

Ne me demande pas de t’aimer toujours …

Je laisserai l’amour nous guider au hasard,
J’égrainerai la Vie par le grain de ta peau;
Je souffrirai l’absence à chacun des départs
Puis brûlerai l’amour en passion à nouveau.


Mais ton cœur, encore, se noie dans les sanglots …

Viens …
Que j'arrache la Lune et décroche les étoiles,
Que je chante mes vers et murmure des poèmes;
Que j’embrasse tes yeux comme de soyeux pétales.
Et puis fasse rimer « Toujours » avec « Je t’aime » …

 

cartouche

le 09 mai 2005





   Elle est garou  0 commentaire
[31/10/2008 21:58]

pirate7.jpg

 

Elle est Garou

 

L’écume des nuages coule sur l’horizon
En ourlant de dentelles les robes du crépuscule.
Elle glisse dans les ombres et rase les maisons;
Et ne prête attention au monde qui gesticule.

Poison lune, Etoile amère,
Elle est Garou …

Les sages quittent les chaussées.
Les plages sous les pavés.
Loup de mer et corsaires; les poètes et les fous…
Toutes les âmes fières se donnent un rendez-vous.

Poison lune, Etoile amère,
Elle est Garou …

Les fleuves sont faits de pluies, de larmes et d’amertume.
Elle marche sur les quais, longe les coques appontées.
Elle hume les effluves de leurs ventres gonflés,
Ecoute les bateaux, leurs voyages de fortune.

Poison lune, Etoile amère,
Elle est Garou …

Elle rêve d’océan, de cabanes dans les dunes,
De pieds nus dans les vagues, de grands voiles et de hunes,
Des baisers dans le sable, de sel sur les paupières.
Brise Marine ! Elle frissonne ! et s’étiole ... de Mer!

Poisson Lune, mal de terre,
Hurle petit loup !!

 

le 26 avril 2005




   La consolation du paludier  1 commentaire
[13/10/2008 8:31]

Consolation du paludier

 

Comme un bain dans l’amer

Bercé de vagues à l’âme

De tes yeux se libère

Le chaud roulis des larmes

 

Dans un sillage d’étoiles

Dans un sanglot de fièvre

Un vaisseau de cristal

Tire un cap à tes lèvres

 

Au terme du voyage

De ces courses salines

La douceur des plages

De ta bouche carmine

 

Au delta des baisers

Lagunent les tristesses

J’irai y ramasser

Les dons de ta détresse

 

Je goutterai les gemmes

Et paierai la gabelle :

En bouquets de « je t’aime »

Piqués de fleurs de sel

 

©artouche

le 10 avril 2007

 

 


   Offrez-vous  3 commentaires
[16/09/2008 17:27]

Offrez-vous

 offrez-vous (wonderjane)

illustration wonderjane

Offrez-moi des bouquets que cueilleront vos doigts

Et cueillez-moi aussi pour enivrer vos joies

 

Offrez-moi vos pensées, offrez-moi vos repos

Offrez-moi votre cœur, que j’y place l’amour à l’abri des chaos

 

Offrez-moi une peau pour reposer mes mains

Pour y poser : Baisers, offrez-moi votre sein

 

Offrez-moi les matins bercés aux chants des merles

Et je décorerai vos nuits aux nacres de la perle

 

Offrez-moi la lune, décrochez moi la rosée

Offrez-moi le soleil et les pluies colorées

 

Offrez-moi d’être aimé et que jamais le temps en change les éclats

Offrez- moi des poèmes et offrez-moi les mots que je ne connais pas

 

Offrez-moi vos réponses ainsi que vos questions

Offrez-moi une place auprès de votre nom

 

©artouche

le 19  février 2007

 


   Jour d'inventaire  1 commentaires
[08/09/2008 17:19]

Jour d'inventaire

Je rentre le premier dans ce jour d’inventaire.
Ma main berce les vagues de ton souffle endormi.
Le matin se réveille sur un anniversaire
Qui déballe un à un les cadeaux d’une union.

La douceur d’une fièvre de ta bouche délicate,
Serments d’amour muets par tes baisers servis ;
Mes lèvres sur tes lèvres en noces écarlates,
De ton cou à ton coeur, de ta paume à ton front.

Aux boucles des cheveux je négocie les rêves ;
J’embrasse ; je commémore ; te fais cérémonie.
J’épouse la maîtresse, tu me pousse et m’élève.
Tu me fais chair de poule et je te fais passion.

Le matin que s éveille sur un anniversaire
Tendresses qui s’inventent sur les cent ans d’un « Oui ».

Un soleil rond et clair dans la fraîcheur de l’air
Et s’il vient à manquer j’accueillerai tes frissons.

 

 

©artouche

le 08 septembre 2008


   Une brise de menthe  2 commentaires
[18/08/2008 13:15]

Diane

Une brise de menthe

 

L’astre est haut, l’air limpide et si chaud ;
Tu es nue, tu es blanche ; nul soleil ne brûlera ta peau.
Rien ne bouge, le monde dort ;
Je te veille et me tords.

L’eau du bassin envoie ses reflets de cristal,
Une rose y voyage par ses bateaux pétales.
Tu es nue, chasseresse, flèches d’or au carquois ;
Une brise de menthe chahute les feuilles de mes doigts.

Je me dresse, te désire, me penche à ton épaule.
Ma sève devient miel quand par hasard je frôle
Le galbe de ton sein ou une hanche fine ;
Je sais te protéger, m’étire et puis m’incline.

Tu es ma tendre Amie, tu es mon seul repaire,
Fidèle et amoureuse tu m’offres en plein hiver
Ta vibrante beauté, la même nudité ;
Accepte sans dégoût mon spectre décharné.

Un insecte bourdonne emportant le pollen ;
La lumière d’été s’étire sur tes veines.
Canicule assassine voit mes caresses sombres
Déployées sur ton corps, te couvrant de mon ombre.

Tu es nue belle et blanche,
Tu es statue brûlante ;
Je suis écorce et branches
Une ramure tremblante.

Dans un square, une allée
Et une statue de marbre ;
Dans la brise de juillet
Le murmure d’un arbre.

« Je t’aime depuis longtemps…
Je t’aime depuis cent ans… »

 

©artouche

le 16 mai 2005


   Le bain de soleil  1 commentaires
[03/08/2008 9:26]

Le bain de soleil

 

En échange des promesses délicates des ambres

Tu donnes à l’astre chaud les secrets de ta peau

Innocente des pactes que j’ai avec les ombres

Tu ménages mes sens d’inutiles maillots

 

Caresse du soleil n’a rien de raisonnable

Elle dévoile les courbes des froides impudeurs

En images infinies éclaboussant le sable

Me livre les esquisses d’enivrantes rondeurs

 

Je dresse mes desseins aux frontières des lumières

De chaque éclat de quartz qui paillette tes soies

Et ce reflet de toi m’invite sans mystère

Au plaisir des mélanges d’un théâtre chinois

 

©artouche

le 16 avril 2007


   L'amour a les couleurs que tes baisers inventent  0 commentaires
[07/07/2008 21:34]

 

 

 

L’amour a les couleurs que tes baisers inventent

 

Rouges :

La muleta qui danse cruelle et séductrice

Le cri de la révolte, la fièvre destructrice

La passion, le désir, le corail, le rubis

Les coquelicots sauvages qui aux blés se marient

Les rayons du soleil sous mes paupières closes

Les  baisers de la nuit sur ma bouche qui se posent

 

Bleus :

L’ombre et l’acier, la perle et le saphir

Le ciel bleu de l’été, l’attente et le plaisir

Les sources de l’hiver, « l’effleur » de tes caresses

Les pages lues à deux, la naïve tendresse

Le temps passé à rien, les licornes et chimères

Les chansons de l’enfance, et les baisers de mère

 

Verts :

Les reflets d’océan, la menthe du jardin

Cette mélancolie douce, le silence, les parfums

La vraie fraternité, l’émeraude et la jeunesse

Les pique-niques en vélo, ta présence et l’ivresse

Les ronds sur les genoux et les parties de billes

Les siestes sous les arbres, les baisers qu’on grapille

 

Jaunes :

L’ambre clair, le cuivre, le soleil de juillet

La richesse, le miel et les citrons pressés

Les cache-cache, les rires, les tambours, les trompettes

La chaleur des ocres, la poudre d’escampette

Le voile de tes cheveux qui se penche sur moi

Le baiser du matin qui m’accompagnera

 

L’amour a les couleurs que tes baisers inventent

 

 

©artouche

le 10 avril 2007

 

 


   Mords moi !  0 commentaires
[04/07/2008 9:18]

Mords moi !

 

Love-moi !
Rappelle moi encore ce que je suis vraiment.
Fais revivre à mes veines le pourpre du sang.

Dis-moi !
J’écouterai les mots de ta bouche carmine,
Et me glisserai souple dans tes courbes félines.

Toi : Chat , Moi : Proie.
Embrasse moi, donne moi le La.

Foudroie-moi, montre ta rage.
Fais résonner les corps qui se meurent d’être sages.

Aime moi
Marque de tes dents ton désir sur ma peau.

Mords moi !
Mais pas trop

 

©artouche

le 03 juillet 2008

 


   La route de la soie  0 commentaires
[30/06/2008 11:24]

La route de la soie

 

 

La vapeur des encens en voile d’étamine

Suit les rêves Turquoises de douceurs Byzantines.

La pomme se mêle au thé en breuvages brûlants

Embaumant les heures chaudes des patios d’orient.

 

La caresse de l’air, la brise coule doucement

Fait tinter à tes hanches les pampilles d’argents

Sous les dômes cuivrés où le soleil s’égare,

Aux miroirs des bassins, l’eau murmure un départ.

 

J’initie mon voyage..

 

Cavalcades effrénées j’avale les limites

Sous les plaines de bronze un cœur qui palpite

Je dévore les obstacles et je gravi les dunes.

Je défi le midi et pacte avec la lune

 

Je flâne aux creux des gorges pour cueillir les frissons

J’apprends le goût des fruits, les parfums et les sons

Glisse au ventre du monde, me baigne à tous les lacs

Un bonheur que l’on chine pour l’éclat de sa laque

 

Et je refais du doigt la route de la soie.

 

 

©artouche

le 23 octobre 2007


   Le jardin botanique  3 commentaires
[23/06/2008 9:41]

Le jardin botanique

 

Les jardins de Chaumont sur Loire (2007)

 

J’aime à chercher vos pas au jardin botanique,

Deviner vos parfums aux saveurs exotiques,

Reconnaitre les ors de votre peau si fine,

Les dômes de l’orient sous la chaude soie de Chine.

 

J’aime à toucher des doigts les marbres patinés

Vibrant des symphonies des opéras passés.

J’imagine vos danses dans vos autres ailleurs,

L’indulgence complice offerte aux rêveurs.

 

Je vous réponds encore en vers imaginaires

Et vous portez pour moi les bijoux de Baudelaire,

L’addiction de mes songes au fil délirant

Séparés par les lieux, séparés par les temps.

 

Etes-vous muse ou spectre ? Etes-vous essence elfique ?

La grâce des étreintes en nudité pudique

J’aime à chercher votre ombre au delà des tonnelles,

Relire dans vos gestes les murmures sensuels.

 

J’aime à me réveiller aux frontières de vos seins
Quand le soleil nous trouve enlacés au matin

 

©artouche

le 22 novembre 2006


   Aux lumières de l'été  0 commentaires
[20/06/2008 7:47]

Aux lumières de l'été 

 

Je te ferai danser au duvet des nuages.

Les pieds nus sur les vents à effleurer les toits.

J’habillerai de musique les plis de ton corsage,

Enveloppée d'ivresse aux accords de tes joies.

 

Nous irons nous baigner aux reflets du soleil

Et j’huilerai ta peau des esprits de l’argent.

Je glisserai les mots d’amour à ton oreille

Et cueillerai la folie sur les vagues des champs.

 

J’accueillerai ton sommeil au creusé de mes rêves.

Bâtissant notre nid des parfums de l’été,

J’inventerai les couleurs des baisers de tes lèvres

Unis dans les draps fins de lumière tissés.

 

 ©artouche

Le 21 juin 2006


   Chtt !  0 commentaires
[17/06/2008 8:08]

 

falconet.jpg 

 

Chtt !

 

Récupérer aux perles l’audace de leurs eaux,


A la soie  ta douceur, à l’or ton éclat.


Interdire les ambres qui s’empruntent à ta peau,


Et bannir mes mots qui ne parlent que de toi !

 

©artouche

le 07 Août 2007

 

 

 

 

 


   Juste un coin de nature  0 commentaires
[16/06/2008 8:23]

Juste un coin de nature

 

 

 petit bouquet.jpg

 

J’aimerais m’asseoir encore dans un coin de nature
Nous aurions étendu sur l’herbe une couverture
Et tu t’y allongerais

J’écouterais, paupières closes les trilles mélodiques
Me laisserais envelopper des vapeurs d’angélique
Là tu t’endormirais

Je goûterais le piment des sèves de l’orpin
Et croquerais les graines tirées des pommes de pin
Sans doute, tu rêverais

Des corolles de pavots, des poupées, nous ferions
Tu ferais des couronnes des fleurs de liserons
Tu me donnerais ton rire

Goûterions à la source, la douce fraîcheur de l’eau
Je choisirais des pierres comme je choisis les mots
Pour faire des ricochets

Nous irions par les dunes jusqu’au bord du rivage
Écouter dans les vagues rouler les coquillages
Et nous ferions la course

Épuiserions nos souffles dans des courses effrénées
Et je prendrais ta main. Alors, nous rentrerions nus pieds
Tu chercherais mes lèvres
............................
Nous prendrions la plume pour écrire ces instants
Pour dire à nos enfants qu’il y avait un temps

Où tout cela existait

 

©artouche

le 28 mars 2007


   Elle est de celles  1 commentaires
[14/06/2008 7:56]

Elle est de celles

 

 

Elle est de celles qui font croire aux légendes,
Elle est des Elfes, des Fées ou du peuple des Landes,
Elle dort sous l' Aubépine, les mésanges veillent sur elle
Pour l' amour d' un homme, elle a donné ses ailes.

Le parfum d'une fleur...
La saveur de la pomme...

Il y a mille ans déjà que je dors dans ses bras,
Elle est de pluie, de vent, le soleil sur les toits ;
Elle m'offre ses sourires, la fraîcheur de ses yeux,
Elle est de mousse et d'Ambre, le plus beau de mes vœux !

Fragilité du givre...
Source vive...

De ma main sur son cœur à son sein qui frémit,
Aux notes dans ma tête mélangées et sans bruit,
Accord à corps, j’exagère de ses sens
De sa bouche le sel, de sa peau les essences.

Horizon de cristal...
Rêve musical...

Nous échangeons les rôles, de l’archer, du violon,
Je l’aime muettement, ces mots n’ont pas de son.
J’ai appris son langage : de soies qui se répondent.
Elle invente ma vie et remodèle un monde.

Je l’aime ... Simplement

 

 

 ©artouche

le 03 mai 2005